le monde selon Monsanto (suite)

Publié le par liste municipales

Parce qu'il n'est jamais bon de se faire une opinion à partir d'un seul son de cloche, et qu'un blog est par nature un lieu de débat, nous invitons ceux qui auront regardé l'émission de ce soir à visiter ce site:

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article832
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J
"Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d'un expert, disant que la chose est impossible".<br /> Peter Ustinov
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C
Pour informations aux lecteurs, le lien vers un article des Échos que m'a transmis M KUNTZ, mis en cause sur ce blog :<br /> http://www.lesechos.fr/info/analyses/4714936.htm
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R
M. Plu, un blog n'est pas un lieu public, mais un vecteur d'information unilatéral, où les commentaires, mêmes critiques, sont les bienvenus, à condition qu'ils restent dignes. Vous êtes d'ailleurs, en ce qui concerne votre "camp", omniprésent sur notre blog.<br /> Mais nous ne pouvions pas laisser passer le type de commentaire suivant: "certains, à Parigné, n'adhèrent pas au tri sélectif. Des mauvaise langues disent qu'ils devraient balayer devant leur porte..."<br /> Qu'est-ce que c'est que ces insinuations imprécises? Qui est le corbeau?<br /> Nous vous avions d'abord répondu, en vous posant ces questions. Et puis, nous avons estimé que la polémique n'était décidément pas du niveau de ce passionnant débat: nous avons donc censuré et votre commentaire, et notre réponse. <br /> M. Plu, quoique vous sous-entendiez , nous sommes pour le dialogue, pour la communication, pour le débat, les lecteurs honnêtes du blog peuvent en juger... Que n'avez-vous créé votre propre blog (il en est encore temps et nous nous ferons un plaisir de l'enrichir de nos commentaires) ? Qu'avez-vous fait depuis 6 ans pour réanimer votre site internet moribond ? Ne croyez-vous pas qu'il y a mieux à faire pour Parigné que d'alimenter ce type de polémique de bas étage ? <br /> Les électeurs en ont décidé ainsi: nous allons devoir travailler 6 ans ensemble. Faisons en sorte de surmonter nos différences pour en faire une richesse et non pas une guéguerre puérile. C'est notre conception de la démocratie...
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C
La censure a bien remplacée la transparence : 2 commentaires supprimés
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L
j'ai lu avec intérêt le long commaentaire de Pierrick sur l'analyse critique de l'AFIS (que je trouve excellente du seul point de vue scientifique qui était son objectif déclaré) du documentaire "Le monde selon Monsanto". J'ai bien apprécié sa réaction que je trouve saine, équilibrée et, du moins sur certains points, plutôt constructive. Cependant, n'étant u'un relais de transmission et non pas l'auteur de cette analyse, il ne m'appartient pas de répondre dans le détail au présent commentaire. Je le communique donc à l'AFIS en demandant au rédacteurs de répondre (peut-être par une réponse groupée car les réactions de ce type auront sans doute été nombreuses au niveau national !).<br /> Je me permets quand même de faire quelques réflexions d'ordre général en guise de réponse personnelle.<br /> Il est trop facile, à défaut d'autre argument plus recevable, d'entretenir ainsi de façon récurrente la suspicion envers la "Science officielle", accusée d'être partiale et liée aux multinationales. La grande majorité des nombreux chercheurs du public qui travaillent sur les PGM n'approuve pas le comportement de Monsanto mais croient simplement au progrès scientifique et notamment à l'venir de la transgénèse végétale bien contrôlée dans ses applications. L'expert scientifique donne un avis reposant sur ses connaissances du moment (et qui ne rflètent peut-être pas toujours la vérité absolue), mais il appartient au politique de décider sur des considérations éthiques, sociétales, économiques. Cela est normal et légitime dans la mesure où le politique est le représentant du peuple démocratiquement élu, mais parfois discutable quand interviennent des jugements personnels. Par exemple, les conclusions du Grenelle de l'environnement sur les OGM proclamées par un élu non approuvé par ses pairs au sein de son propre parti, faisant état de "résultats nouveaux" inexistants et de "doutes sérieux" qui ne l'étaient pas, contre l'avis de 13 des 15 experts scientifiques du groupe (pas tous vendus à Monsanto !), auraient dû être remises en cause... mais elles ne l'ont pas été pour décider du moratoire !<br /> Comprenez bien que les chercheurs, qui se considèrent légitimement les plus compétents dans leur domaine, en ont assez de se sentir floués et frustrés par les médias qui construisent l'opinion publique (et pas seulement sur les OGM) sur la base des déclarations de quelques chercheurs minoritaires, voire de gourous, en général bon communiquants et toujours sollicités parce qu'ils dérangent et font l'audienc. Ils ne sont pas nombreux, mais ce sont tojours les mêmes ! Pourquoi seraient-ils plus crédibles que les experts officiels ?<br /> Le documentaire visé, malgré ses indéniables qualités, e, est un bon exemple. Pourquoi n'avoir donné la parole qu'à des "anti-OGM", toujours les mêmes, alors que rien qu'à l'INRA, une vingtaine de chercheurs spécialisés sur ce sujet auraient été disponibles pour apporter un éclairage différent, mais n'ont évidemment pas été sollicités. Même si je condmne, comme tous, les erreurs, excès et mensonges de Monsanto qui ont été bien stigmatisés dans le film, j'accepte mal ce procès seulement à charge, n'interviewant que des anti-OGM notoires, sans aucune contradiction ni élément de doute.<br /> Pouquoi semer la panique en insistant sur des événements faux ou qui n'ont rien à voir avec les OGM: suicides en Inde, photos de maïs mutant monstrueux (alors que ce n'est pas du maïs !), vaches Frankenstein, Roundup toxique dans le lait, risque de cancers...? Je onsidère qu'un tel amalgame est inacceptable, mais il est sans doute nécessaire pour faire de l'audience. C'est ainsi, sur des peur irraisonnées, que se forme l'opinion du consommateur.<br /> Le fil rouge du reportage est basé sur le fait qu'il n'est plus possible de faire confiance à Monsanto, même plus sur les PGM. Il est vrai que cette société a le quasi monopole des PGM, mais à qui la faute ? Paradoxalement, les accusateurs sont les mêmes qui par leur chantage, leurs actions, leurs menaces et leur lobbying politique, freinent la recherche publique sur les OGM, laissant ainsi le champ libre aux multinationales privées et favorisant ainsi leur situation de monopole. La plupart des programmes sur la transgenèse végétale avec essais indispensables en plein champ ont été supprimés à l'INA et au Cirad, ainsi que dans toute l'Europe, alors qu'ils auraient pu permettre une saine concurrence avec Monsanto !<br /> Vous écrivez dans votre conclusion "Je réclame un vrai débat avec des contradicteurs et sans rétention d'informations", ce que j'applaudis des deux mains ! Cependant, il faut aussi appliquer ce bon principe aux débats médiatisés, les seuls qui influencent le grand public, et ne pas faire le scandaleux simulacre de débat qui a suivi l'émission de Arte ! Admettez-vous que l'animateur, lui-même acqui à la cause défendue par le reportage, n'ait invité que les deux "anti-OGM" les plus médiatisés de France, face à une députée européenne allemande qui a fait qu'elle a pu, mais n'était pas biologiste moléculaire ? La déontologie journalistique la plus élémentaire n'aurait-elle pas nécessité la présenc 'un contradicteur "offiiel", pas de Monsanto, mais par exemple de l'INRA ? Savez-vous que Christian Vélot, que vous citez en exmple et ui est incontestblement compétent en biologie moléculaire et en microbiologie, est un chercheur de l'institut d'Orsay qui ne publie plus sur son sujet depuis plusieurs années (surprenant pour un chercheur encore jeune !) et qui est marginalisé (persécuté ou victime me direz-vous !) dans so Université. Son métier est maintenant celui de "lanceur d'alerte" et d'avocat scientifique dans les procès de Bové et des faucheurs volontaires ! Noble tâche, mais dont l'objectivité et l'indépendance sont pour le moins aussi contestables que celles des experts officiels mis sur la sellette ! Mais de ela, personne ne s'offusque !<br /> Léon Guéguen - Directeur de recherches honoraire de l'Inra, membre de l'Académie d'agriculture de France.
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